Ma pochette est un art.



" I'm asking you to believe.
Not just in my ability to bring about real change in Washington ...
I'm asking you to believe in yours. "

B.O.





# Posté le vendredi 06 novembre 2009 14:57

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:06

Tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air.

Tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air.
Lisbeth Salander is better than Wonderwoman.







Elle ferme les yeux. Elle rêve. Puis, non, elle se réveille. Elle pense. Elle espère pour rien. Alors, elle écoute les bruits de la nuit. Le vide. Elle écoute le son du silence, le sommeil. Pas le sien. Elle ne dort pas. Du leur, alors ? Du leur, elle acquiesce, cela lui convient. Un rien effrayant et angoissant. La pression de l'insouciance des dormeurs, la pression de l'immobilité. Sur elle. Si jeune. Elle ? La fille, la femme. Elle ne sait pas. Elle ne veut pas savoir. Pas aujourd'hui en tout cas, pas ce soir. Plus tard.
Elle est réveillée. Elle regarde autour d'elle, la peur dans les yeux. La nuit, elle redevient enfant. Elle ne voit presque rien. Mais, elle devine. Son quotidien, autour d'elle. Ses yeux s'habituent. Familier.
Le silence l'engourdit. Il lui pèse. Elle ne veut plus réfléchir. Mais, elle ne peut pas s'en empêcher. On la gave de pensées jusqu'à l'implosion. Qui " On " ? Elle ne sait pas. Elle y songera, plus tard. Toujours plus tard. Elle veut dormir. Elle ferme les yeux, à nouveau. Elle ne veut plus y penser. " De dire les mots qu'on a oubliés de dire. De dévoiler ceux qu'on a masqués. " Se parler d'autre chose. C'est ça la solution. Oublier la peur de la nuit. Sombrer. Sombrer joyeusement dans le sommeil. Dans son innocence, à elle, la fille, la femme. Mais, encore, elle ne peut s'en empêcher. Elle est esclave d'elle-même. De sa propre pensée. Son imagination. Ses espérances.
Elle en a assez. Elle se berce. Elle murmure. Laisse-les crever. Laisse-les pourrir. Laisse-les se noyer. Laisse-les brûler. Laisse-les crever. Elle ne pense plus. Elle dort.
La nuit, je mens. Effrontément.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions.
Où subsiste encore ton écho.


# Posté le vendredi 23 octobre 2009 15:28

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 12:10

" J'aurais bouleversé ta vie. "




L'être humain est un idiot.
J'ai le blues.






Le milieu familial est encore le seul où il n'y a pas eu de schisme.
Pendant que mes amitiés se cassent la gueule.
Il me reste au moins un appui.
Positivons.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 15:03

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 15:15

Je suis la " L refoulée, mais scientifique, sarcastique, folk, écolo, de gauche " du groupe. Hum ... Merci les amis ?





J'aurais aimé être la fille que t'aurais eue peur de perdre. Celle que tu aurais cherchée pendant des heures. Celle qui t'aurais manquée, chaque seconde un peu plus. Tu aurais arpenté les rues, haletant, plein d'espoir à chaque croisement. Tu aurais crié, hurlé mon prénom, jusqu'à t'en écorcher la gorge. Et puis, comme un miracle, comme un rêve, un conte de fées, on se serait retrouvé. Et rien d'autre n'aurait compté. Seulement, nous, ensemble.
Des années plus tard, une autre époque, ou longtemps avant cela, en me glissant derrière une porte, j'aurais surpris une conversation. Je t'aurais entendu parler de moi. J'aurais entendu ce sourire dans ta voix, une note mélodieuse, au milieu d'une partition morne et fade. En fermant les yeux, j'aurais pu imaginer l'étincelle dans ton regard. Mais, lentement, je serais remontée me coucher, guidée par ce bonheur soudain. Tu ne l'aurais jamais su : le plaisir aurait été gâché. J'aurais gardé ce secret avec moi, comme un trésor. Ta fierté aurait été mon plus beau cadeau.
Oui, j'aurais aimé partager ces souvenirs avec toi. J'aurais aimé être cette fille-là, pour toi. J'aurais pu compter sur toi, tu aurais été fier de moi. J'aurais cru tous tes mots, comme des paroles divines. Toi, le Héros. On aurait été les Exilés, réunis dans notre bonheur, réunis par notre complicité.

Une enfant digne de tes rêves d'adulte. Quelqu'un de bien, d'intéressant, de cultivé. Quelqu'un qui t'aurait ressembler. Un caractère, une personnalité. De longs cheveux bruns. On se serait tellement compris. Dans tes yeux, j'aurais vu la joie autant que le reproche dans tes lèvres pincées. Tu aurais interprété mes silences et mes rires. On se serait pardonné ces choses qui arrivent quand la petite fille grandit. Loin de nous, les cris, la déception, la rancoeur. Oui. Nous. Incarnations parfaites du bonheur. Réalisations abouties de l'amour filial.

Mais, quelque chose ne fonctionnait pas. Quelque chose n'a jamais fonctionné. La mécanique du coeur s'était grippée en chemin. Alors, tout s'arrêta. Nous n'avions plus d'histoires à raconter, plus de mots à échanger, plus rien à partager. Je m'en suis allé vivre de mon côté, je t'ai laissé du tien. Mais, je t'aimais toujours. D'un amour obligé. De l'amour des enfants envers ces personnes qui les ont élevés. Mais, je faisais comme si. Je faisais semblant. Je te parlais de banalités, tu ne me répondais pas. Tu n'appréciais pas ce qu'était ma vie, je te jetais ma liberté à la figure. Tout se finit. Les souvenirs s'envolèrent. Le secret fut dévoilé. Mon trésor fut volé. Lentement, peu à peu, même notre Nous s'est éteint, laissant place à deux être inconscients de leur incomplétude. Deux cadavres d'amour. Deux marionnettes au bois tristement ordinaire.

Oui, j'aurais aimé être digne de toi. Ta fille, Ta fille chérie. J'aurais tant voulu, papa.






Je n'suis qu'une aligneuse de mots ratée.


# Posté le lundi 05 octobre 2009 14:53

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 09:57

Deviens qui tu es.

Deviens qui tu es.






" Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles.
Deuxièmement, ta colère tu devras maîtriser.
Et surtout ne jamais oublier quoi qu'il arrive,
Ne jamais se laisser tomber amoureux , car alors pour toujours,
A l'horloge de ton coeur la grande aiguille des heures
Transpercera ta peau, explosera l'horloge, imploseront tes os,
La mécanique du coeur sera brisée de nouveau. "


L'association livre & album est tout simplement divine.
Délicieusement sombre et envoûtante.
Thank you, Big Bro'.








J'aurais aimé être la fille que t'aurais eu peur de perdre.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 15:14

Modifié le lundi 05 octobre 2009 15:14

Je jouerai les Fantomas.





( Suite )
Et ils se réveillent, sans trop savoir où ils en sont. Comment ils ont pu autant dériver. Je l'ai dit. C'est long et douloureux, de se remettre en question. Mieux vaut oublier, et continuer. Comme si de rien n'était. Comme si leurs rêves n'avaient jamais existé. Alors, ils vaquent à leurs occupations. Et un jour, tombent sur de vieilles photographies. Des moments joyeux. Des souvenirs. Finalement, ils n'ont pas tout perdu. Peut-être sont-ils moins importants que ce qu'ils auraient imaginé. Peut-être ne vivent-ils pas comme ils l'auraient voulu. Mais, peu importe. Ils ont été, ils sont heureux. Et, au fond, n'est-ce pas le but ? Petits matérialistes, superficiels, égocentriques que nous sommes. Oui, au fond, être heureux n'est-il pas l'unique objectif ? Qu'importe ce qu'on fasse ? C'est étrange. Une opinion peut changer en quelques mois. Elle est variable, comme le dit si bien Madame Philo. Il me fallait réussir ma vie. Mais, j'ai changé. J'ai opté pour quelque chose d'autre, plus réalisable. Je ne sais pas si nos rêves se réalisent vraiment. Ce ne sont sans doute qu'une sorte de carotte, devant des ânes. Quelque chose pour nous faire avancer. Ne pas reculer. Toujours continuer. Et, malgré moi, j'imagine que c'est la meilleure des choses. Mais, peut-être est-ce seulement un autre de mes délires. Oui. Cela doit être ça. Ecrire pour ne rien dire. Tout un art.





Rêve n°1 : Etre heureuse.






Incubi ?
Je jouerai les Fantomas.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 15:11

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 15:22






" There are moments when I don't know if it's real
Or if anybody feels the way I feel
I need inspiration
Not just another negotiation. "






# Posté le jeudi 17 septembre 2009 14:59

Modifié le mardi 22 septembre 2009 06:05

J'aurais voulu des yeux vairons.




Finalement, le monde est peuplé de personnes qui se croisent et se rencontrent. Se côtoient et se haïssent, sans jamais se connaître. Je saurais dire de vous, certaines de vos passions. Vos goûts, et quelques uns de vos défauts. Vous vous plairez à dire ce que je vous aurais laissé voir de moi. Mais, à part cela ? A part cela, que savons-nous d'autre ? Savons-nous ce que telle ou telle chose fait ressurgir en nous ? Je ne sais rien de vous, avant de vous avoir rencontré. Je ne connais pas votre passé. Je ne connais pas vos rêves, vos aspirations, ni vos craintes les plus profondes. Je ne sais pas ce que vous aimiez faire, lorsque vous étiez enfant. Devant quoi vous pleuriez, ni ce qui vous faisait rire. Oui. On ne se connait qu'en façade. En termes superficiels. En critères dignes d'une fiche pré-imprimée. Qu'en " Bonjour, comment allez-vous ? ". On ne se connait que par actes. Il y aurait tellement plus à apprendre ... J'ai longtemps pensé que quelqu'un se définissait par ce qu'il faisait. Et non, pour ce qu'il était. Que ce qu'on prouvait, valait plus que ce qu'on pensait. J'avais tort. Une erreur de jugement. Une appréciation fausse. Une de plus ... Mais, le monde avance. Inexorablement. Sans laisser le temps de se rattraper. De nous souvenir de quelque chose qui nous aurait échappé. Sans pouvoir se retourner, ni revenir. Alors, le paysage défile, derrière la vitre de la voiture. Et même, le cou tordu, la tête tournée, on ne peut plus rien apercevoir. On restera, là, sur notre faim. Une image gravée dans le crâne, une vague idée, qu'on appellera désormais, du passé.



N'oublie pas : Je suis orgueilleuse.




J'aurais voulu des yeux vairons.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 14:58

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 15:05

Sing me a love song.





" You say you want a revolution,
Well, you know,
We all want to change the world,
You tell me that it's evolution,
Well, you know,
We all want to change the world,
But when you talk about destruction,
Don't you know that you can count me out,
Don't you know it's gonna be all right. "








Je l'écouterai jusqu'à en crever de surdité.
Je me regonfle de leur expérience. Oublie mon inexistence. Le rôle de marionnette me va si bien. En attendant que le bois revive, faut-il vraiment que la musique s'arrête ? Ayez pitié, messieurs. Soyez indulgentes, mesdames. Envers une professionnelle du vide, qui ne demande pas mieux qu'un peu de réconfort. Faites durer le spectacle. Que les accords résonnent tant qu'elle peut encore les supporter. Tant qu'elle n'est pas prête, pour une nouvelle hibernation.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 11:51

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 15:19

J'ai le passé au bout des lèvres. Les souvenirs au bord des yeux.

J'ai le passé au bout des lèvres. Les souvenirs au bord des yeux.









" Once upon a time ... La jeune fille aux cactus. "



















Je voyais la philosophie comme un cours mystique, où on ne ferait que de parler de l'Homme, de nous, de la vie, du Monde, de tout. Mais, le formatage, les examens et l'Education bousillent même ça. Enfin ... Petit résumé d'un retour aux bercailles. Ma troisième maison. Devenue petit à petit un bagne. 5 heures de maths, le jeudi. Ils veulent m'achever, c'est simple. Des fiches à remplir. Des futures études à décider, en écrivant. Et bien sûr, deux fois plus de réponses qu'en temps normal. Des images furtives qui me passent devant les yeux. Femme brune, dans une robe noire, des dossiers à la main. Puis, une autre, une caméra et un calepin avec elle. Oui. Je deviens superficielle. Une de mes seules préoccupations est de bien choisir ma voie. J'ai peur de m'ennuyer. Je m'ennuie tellement vite. Tellement facilement. Profil type de l'enfant gâté. Pourtant, non. Curiosité ? La même que celle qui pousse des adolescentes à se précipiter sur les listes d'élèves. La même que celle qui pousse un jeune homme à se retourner pour regarder une fille, qui, innocemment, met une robe rouge un peu courte. En l'occurrence, moi. Tiens. Retour à la philo ... Bref. Les émotions reviennent peu à peu. Je joue mieux. J'écris. C'est merveilleux. Rigueur ...
Aurais-je dû dire que tout ce que j'écrivais finissait mal ? Que les personnages se tuaient, se déchiraient et se séparaient ? Que le bonheur n'y était pas inclus ? Aurais-je dû dire cela ...
J'aime rouler la nuit. Chanter Les lumières dans la plaine. Seulement l'air, quelques mots qui se baladent. Je ne retiendrai jamais cette chanson ...

Encore quelque chose qui finira dans les tréfonds d'une corbeille électronique. Avec un tas de textes oubliés. Ramassis de vieux sentiments. Débauches d'ennui. Recueils de pensées aussi furtives qu'inutiles.




" - Vous êtes en retard.
- Vous êtes stupéfiante ...
- Vous êtes pardonné ! "




# Posté le lundi 31 août 2009 15:16

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 15:02